« J’ai un gros nez rouge, 2 traits sous les yeux, un chapeau qui bouge, un air malicieux, 2 grandes savates, un grand pantalon et quand ça me gratte…je saute au plafond »
Dans l’imaginaire collectif et comme le dit si bien cette célèbre comptine, le personnage de clown a une identité visuelle propre à lui, qui se caractérise principalement par 2 éléments primordiaux : son nez et son costume. Le costume est comme une carte de visite pour le clown. Il va dessiner une silhouette, donner une certaine idée du caractère du clown, de sa fantaisie, de son univers.
Trouver son costume c’est trouver son équilibre entre son personnage de clown et l’environnement dans lequel il évolue et c’est surtout important de se sentir bien dedans (même si un costume trop court peut parfois créer du jeu). En général, le costume ne va pas être trop significatif comme pourrait l’être un uniforme ou une tenue de travail spécifique mais il doit être reconnaissable et différent d’un habit standard.

Selon les mots de notre clown Nitouche : « le plus important c’est d’avoir un habit qui m’offre une aisance physique tout en accentuant mes caractéristiques corporelles, une harmonie dans le choix des couleurs pour une certaine élégance intemporelle…et en même temps qui reflète mes propres ambivalences… »
Au niveau des normes d’hygiène relatives à notre présence sur des lieux de soins, il doit évidemment être propre et présentable même si parfois certains looks de nos clowns sont incongrus, anachroniques et même un peu criards. Certains clowns ont 2 costumes différents en fonction des personnes visitées, avec, selon le public, quelques éléments plus marqués modernes ou anciens.

Au niveau de notre équipe, chaque clown choisit son costume avec ses propres envies mais aussi en s’appuyant sur les conseils des autres clowns. Chaque clown a son histoire et souvent les éléments choisis pour le costume sont liés à celle-ci et en disent plus sur la personne. Mimi par exemple, porte sur sa tête le bonnet de son fils quand il était encore bébé ; Michel a le vieux téléphone de ses parents, accroché à sa banane ; Tata porte des chaussures offertes par une formatrice clown.

Souvent les chaussures sont le plus confortable possible afin de garder une stabilité et un ancrage. En clown, on part du principe qu’il est nécessaire d’être bien dans ses baskets pour laisser laisser libre court à l’imaginaire et à l’improvisation. Sur ce point, Lula garde ses chaussures depuis longtemps car elles sont chargées de souvenirs et elle ne change pas de modèle lorsqu’elles sont usées.

Le couvre-chef quant à lui, a plusieurs objectifs : finir la silhouette, cacher un manque ou un trop plein de cheveux (afin de garantir l’anonymat du clown quand il est en civil) ou encore définir une catégorie sociale : une casquette et un chapeau haut de forme ne racontent pas la même histoire. Par exemple, Roger change de chapeau selon son humeur et le bonnet de Roberto Bardaf lui permet de ranger ses longs cheveux.

Pour le choix du nez, là encore il y a plusieurs écoles mais l’important de se sentir bien avec ce petit morceau de masque sur le nez. Placé au milieu du visage il est la signature du clown. Certain clown préfère porter un nez de cuir et d’autre comme Nitouche aime porter un nez fait de ses mains.

Pour compléter tout cet attirail et en plus de nos poches, nous sommes plusieurs dans l’équipe à avoir un petit sac avec nous. Et comme le dit Babelute : « ça me permet d’y cacher mes mains ou d’en sortir des objets »

En conclusion le costume a un rôle essentiel et donne une identité visuelle au clown. Cela va lui permettre d’être identifié et également reconnu par le bénéficiaire. C’est également un vrai support pour faciliter l’approche, créer un échange et entamer une discussion.






